Yama. 3 ans. Cette boule d’amour, qui a dès ses premiers mois, changé mon quotidien.

Pendant des années j’ai supplié Maman de prendre un petit chat, moi qui souhaitais donner et recevoir de l’affection. Moi, cette adolescente de 17 ans qui se sentait différente. Trop mature. Hypersensible. Avec un cerveau constamment en ébullition.

 Je ne saurai expliquer ce besoin que je ressentais de vouloir adopter un chat. Je peux simplement affirmer que ce n’était pas, vous savez, un caprice.

 Maman, inquiète et désireuse de m’aider à contrôler et affirmer mes émotions, a fini par accepter. Oui parce que vous savez, on parlerait d’une ronron thérapie. Je vais faire plus que vous en parler. Je vais vous expliquer ce bonheur, cette confiance et ce lien que ce petit-être, au miamou facile, m’a apporté. 

Maman a accepté qu’on prenne Yama, à une unique condition : que je le prenne avec moi pendant mes études. En effet, je l’ai eu à la fin de ma seconde année de lycée, j’avais donc 17 ans. Ce fut le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire. Et dès le début, un lien s’est créé entre lui et moi. 1 an après je suis partie, ou plutôt mon fidèle compagnon et moi, sommes parties pour commencer mes études de droit.

Yama a bouleversé notre petite vie, nous a procuré du bonheur, ainsi que de l’inquiétude. Dès le début, il a fallu nous habituer à lui, parce qu’en effet, comprenez bien que c’est un être vivant et non un jouet, qu’il est nécessaire de faire en sorte qu’il se sente bien, et de le laisser prendre petit à petit confiance. Bon, yama était un vrai trouillard, et il avait surtout peur de la solitude.

L’ironie du sort ? Moi aussi.

On s’est vite trouvé, dès la première nuit, il avait décidé de la passer avec moi. Depuis cette première nuit, yama m’a adopté. On s’est adopté.

Jusqu’à l’arrivée de Yama, jamais je n’aurai pu mesurer la vérité de la ronron thérapie, et l’amour qu’il m’apporte au quotidien. C’est impressionnant. C’est indescriptible. Alors bien-sûr le lien entre votre chat et vous, dépendra de son caractère, car tous les chats ne sont pas comme Yama. Je suis tombée sur ce petit être effrayé par la solitude, en constante quête de câlin, préférant dormir sur ma poitrine que sur un agréable oreiller.  Les liens sont différents, mais je peux vous dire que, même si les chats sont en effet indépendants, ils sont quand même aussi dépendants de votre amour (bon aussi des croquettes !). Du moins c’est comme ça pour yama. Il dort avec moi, il m’attend devant la vitre de la douche, il est sur le rebord de l’évier quand je me maquille, il est toujours à mes côtés.

Et, il a ce don de réussir à faire disparaître les ondes négatives qui sont de temps en temps dans ma tête. Il m’apaise. Il me détend. Il fait disparaître mes angoisses. Certains médite, certains font du sport, et je crois que j’ai essayé beaucoup de choses pour apaiser mon corps et mon esprit, mais rien n’est plus fort que cette petite frimousse aux longues moustaches. Le temps de quelques minutes, le temps de quelques papouilles, le temps de quelques câlins, il fait fuir mes démons. Il ressent quand je ne vais pas bien, il ressent quand moi aussi j’ai besoin du câlin miraculeux.

Alors, bien-sûr un animal n’est absolument pas un médicament, mais moi qui n’avait pas eu d’animaux auparavant, j’ai pu gouter et créer ce lien si unique. Par ce que c’est mon chat, mais aussi bien plus que ça, il est mon colocataire. C’est certes, beaucoup de changements dans vos vies, des habitudes à modifier, des vacances moins longues pour ne pas délaisser votre petit compagnon, des dépenses, des odeurs de litières, des miaulements, mais tout ça me paraît aujourd’hui tellement peu  quand je mesure le bonheur qu’il m’apporte quotidiennement. Alors si vous avez de l’amour à donner, et à recevoir, FONCEZ.

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